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À propos

Magrit Coulon, metteuse en scène d’origine franco-allemande, est née à Strasbourg en 1996. Formée à la mise en scène à l’INSAS à Bruxelles, elle s’éloigne progressivement du théâtre de texte pour s’intéresser à l’écriture de plateau innervée par une recherche documentaire. Au cœur de son processus : l’architecture et le temps. Comment un espace se raconte ? Comment le temps se déplie ? 

A l’occasion de son mémoire de fin d’étude, elle pose un premier cadre de réflexion sur le temps comme outil de mise en scène. Une exploration qui traverse son premier spectacle Home – morceaux de nature en ruine, Prix Maeterlinck de la meilleure Découverte en Belgique et sélectionné au Festival Impatience à Paris en 2020.

En 2020, elle cofonde la compagnie Nature II avec Bogdan Kikena et poursuit ses études avec un master international en Comparative Dramaturgy and Performance Research, à l'ULB.

Au sein de la compagnie, elle met en scène deux autres spectacles : L'avenir, créé en novembre 2024 au Théâtre National de Bruxelles, et Toutes les villes détruites se ressemblent, créé en 2022 et finalisé en 2025. 

En parallèle à ses projets de mise en scène, elle travaille en tant que collaboratrice artiste ou dramaturge, en Autriche (Wendepunkte, Natasha Sivanenko, 2022) et en Belgique (Rage, Emilienne Flagothier, 2023). Elle intervient ponctuellement dans les écoles d'architecture de Paris-Belleville et Strasbourg, à la Summer School of Actors du Teatro Municipal Sá de Miranda (edition 2023), et au colloque La tête de l'emploi à l'Université de Bourgogne (juin 2024).

 

NATURE II

Nature II est un groupe théâtral né à Bruxelles, qui a existé de 2020 à 2025. Il est composé de deux personnes, Magrit Coulon et Bogdan Kikena. Magrit Coulon est metteuse en scène, Bogdan Kikena est dramaturge. Ils se rencontrent pendant leurs études à l'INSAS et décident de poursuivre leur collaboration dans le vrai monde, dont ils adoptent les coutumes en 2019 avec pour seuls vêtements leurs diplômes en papier transformés en chapeaux.

 

Férus de poussière, de choses abîmées et de langues supposées mortes mais qui marmonnent encore, ils travaillent à arpenter des territoires qui, bien que partagés, convoquent chez chacun·e une imagination qui lui est propre.

    Ainsi de HOME - morceaux de nature en ruine, le premier spectacle de Magrit, où des mois d’observations minutieuses et d’enregistrements dans un home bruxellois se mêlent à un burlesque aux codes détournés, archi-non-spectaculaire, et au passage d’un temps qui métamorphose les jardins en forêts et les résident·es en rois et reines d’un château en ruine.

    Ainsi de Toutes les villes détruites se ressemblent, un spectacle qu’ils écrivent à quatre mains et qui lance sur les routes un Musée Européen de la Mémoire et de la Destruction (MEMED) ; un musée itinérant dans lequel deux gardiens veillent sur notre mémoire collective, à moins qu'ils ne soient en train de la trouer par distraction. 

    Ainsi de l'Avenir où Magrit poursuit le chemin défriché dans HOME, mettant en scène une communauté de solitudes. Comment vivre seul ? Où vont les époques quand elles disparaissent ? Et pourquoi les volcans se sont-ils endormis ? Chorégraphique et musical, le spectacle dessine le paysage d'une attente partagée et peut-être infinie, composée de tous les riens qui font une existence. 

À la croisée de ces travaux, se dessinent les reliefs qui forment le paysage artistique de la compagnie : une recherche sur la spécificité du temps théâtral et de son écriture, l’investigation des rapports que nous entretenons avec notre mémoire et la façon dont elle transforme notre perception du monde, le burlesque et le grotesque comme outils de représentation et la charge de détournement, voire de renversement du réel qu’ils portent en eux.

© Magrit Coulon
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